DISPARIZIONE SILENTE

Nella disparizione silente
la pienezza attonita della presenza
è l'effluvio che sgorgando svela
l'inevitabile compimento
Tale è l'ampiezza da apparire immobile
Dal non dire erompe la parola:
L'aroma sfiora l'istante
il solo portatore


L'INATTESO

Divorante senso di incompiuto
La costante tensione al compimento
L’angustia finitudine dell’immaginato
tratteggia dissonanti simulacri.
Immediato
come abile gesto di calligrafo
l’inatteso stagliarsi dello spazio
Un eco senza movente
La gioia che intona
L’esteso richiamo
dove tutto è dato
dove i versi più lucidi scorrono

inafferrabili.

L'ORA DELLO STOLTO

La tradizione dei liguri ( in greco Λίγυες, ovvero Ligues e in latino Ligures) recita: «L'Oa du belinun a l'aria pe tutti», alias: «L'ora dello stolto arriva per tutti.»
In amore, quindi in Vita, c' è una stagione in cui si proietta, ci si identifica; affetti da una sorta di timor/amor reverenziale, si sfiora o si conclama il culto della personalità, morta o viva che sia.
Se la natura non ti vuol devozional-discepolo, pur custodendo eterna e smisurata riconoscenza, Senti che la Tradizione è Una e il Maestro è ciò che ti si pone dinanzi, all'istante, sempre.
Arriva così la stagione in cui si è debitori solo all'Aurora.
ÉVANOUISSEMENT SILENCIEUX

Dans l’évanouissement silencieux
la plénitude étonnée de la Présence
est jaillissante effluve révélant
l’inévitable accomplissement.
Telle est l’ampleur
du surgissement immobile.
Dans le non-dit fait irruption la parole
son arôme effleure l’Instant seul porteur.


L'INATTENDU

Dévorant sentiment d’inachevé
La constante tension vers l’accomplissement
L’étroite finitude de l’imaginé
esquisse des simulacres discordants.
Immédiat
comme le geste adroit du calligraphe,
l’inattendu déploie l’espace.
Écho sans mobile,
la joie qui donne le ton
au rappel étendu
où tout est donné
où les vers les plus lucides courent
insaisissables.


L'HEURE DU SOT

La tradition des Liguriens (en grec Λίγυες, c’est-à-dire Ligues et en latin Ligures) raconte: «L’Oa du belinun a l'aria pe tutti», c’est-à-dire «L’heure du sot arrive pour tous.» En amour, donc dans la Vie, il y a une saison où l’on se projette, où l’on s’identifie. À certains moments, on est pris d’une sorte de crainte/amour révérencieuse et en d’autres moments fleurit ou se déclare le culte de la personnalité, que celle-ci soit morte ou vivante. Si la nature ne t’a pas fait disciple dévotionnel, mais que tu gardes pourtant une reconnaissance éternelle et sans mesure, tu sens que la Tradition est Une et que le Maître est cela qui se trouve devant toi dans l’instant, toujours. Arrive ainsi la saison où l’on est débiteur seulement à l’Aurore.
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