LA VOLONTÀ NON VOLITIVA

L'intervenzione appare, la volontà di formulare, di creare forme sfuma e nuova tangibilità erompe:
senza riferimenti, senza anatomie, è mobilità di spazi, slanci e tenute in estensioni che si solidificano per poi liquefarsi ed evaporare.

Nello spazio disabitato dall' individuale volontà, la volontà non volitiva della vita decompone quel che deve decomporsi. Anche la più tenace presenza diviene movimento, il movimento stesso della vita. Non ci sono più sembianze gradevoli o indesiderate, solo il fluire.

La possibilità nell'incontro sensoriale è l'alchimia degli elementi che fondendosi liberano l'ascolto. Nessun movimento verso il conosciuto. E allora: tatto, gusto, vista, udito e olfatto riconducono al substrato sul quale le situazioni si inscrivono come pretesto. Quando non si punta più il dito su persone o cose si naviga sulla corrente che fa di ogni incontro una rampa di lancio verso l'ignoto.

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Non si può parlare di orientamento riferendosi ad un qualcuno di orientato. L'orientamento è sempre presente, non è una qualità personale, precede l'idea della persona. Si palesa allo sguardo quando in assenza di una volontà selettiva, la visione si apre a tutti gli spazi. Un'istantanea evidenza lascia emergere quel che per natura è inevitabile, quell'inevitabile che non soggiace alla legge del tempo e dello spazio. Senza esclusioni strategiche la linea si traccia da sé. Le modalità pratiche saranno valutate dal pensiero critico che in presenza di orientamento ha inevitabilmente mutato la forma.

L'ÉLAN NON VOLITIF

L'intervention apparaît, la volonté de formuler, de créer des formes se dissout et un nouveau tangible surgit, sans références, sans anatomie. C'est mobilité d'espace, ce sont élans et ancrages, dans des extensions qui se solidifient, pour se liquéfier et s'évaporer. Dans l'espace déserté par le vouloir individuel, l'élan non volitif de la vie décompose ce qui doit être décomposé. Même la plus tenace présence devient mouvement, le mouvement même de la vie. Il n'y a plus d'apparences agréables ou désagréables, uniquement l'affluer.

La possibilité offerte par la rencontre sensorielle est l'alchimie des éléments qui, en se fondant, libèrent l'écoute. Aucun mouvement vers le connu. Et alors, toucher, goût, vue, audition et olfaction reconduisent au substrat sur lequel les situations s'inscrivent comme des prétextes. Quand on ne pointe plus le doigt sur les personnes ou les choses, on navigue sur le courant qui fait de chaque rencontre une rampe de lancement vers l'inconnu.

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On ne peut parler d’orientation en se référant à quelqu’un d’orienté. L’orientation est toujours présente; elle n’est pas une qualité personnelle et précède l’idée de personne. Elle se manifeste au regard quand, en l’absence de volonté sélective, la vision s’ouvre à tous les espaces. Une évidence instantanée laisse émerger ce qui est inévitable par nature, cet inévitable qui n’est pas sujet aux lois du temps et de l’espace. Sans exclusions stratégiques la direction se trace d’elle-même. Les modalités pratiques seront évaluées par la pensée critique qui, en présence d’orientation, a inévitablement changé de forme.

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